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Créée depuis 1992, l'Association des Amis de la Chapelle du Marché oeuvrent pour la sauvegarde et la restauration d'un monument typique de Jodoigne et possédant une caractéristiques rares dans nos régions. En effet, la Chapelle du Marché a vu au fil des ans sont état se détériorer. Pourtant dès 1958, l'Eglise construite à l'initiative des bourgeois de la ville en plein centre ville, a été classée par la Commission des Monuments et Sites de l'Etat belge. Ce site vous présente, cher visiteur, les objectifs de l'Association ainsii que ce que les auteurs ont qualifiés : un plaidoyer pour sa restauration.

Les Objectifs de l'association ont été énoncés comme suit:

1° Sauvegarder la chapelle du Marché, monument historique de la ville de Jodoigne classé par arrêté royal de 1958.
2° Mener toute action de sensibilisation en faveur de la sauvegarde et de la restauration de la chapelle.
3° Rassembler les moyens financiers pour mener à bien une telle action.
4° S'associer toutes les compétences techniques et administratives nécessaires à la réalisation de ce programme.
5° Faire de la Chapelle du Marché un clocher pour tout le monde : lieu de culture, lieu de prière, point de départ d'un tourisme dans l'Est du Brabant wallon.

Pour quelles raisons restaurer la Chapelle Notre-Dame du Marché ? Michel Collin, le gardien, et grand défenseur, de la Chapelle nous en énumérent quelques unes dont les siennes.

I

L'argument fondamental qui devrait déterminer la volonté de garder la Chapelle dans un état de "conservation" réside dans son historicité : on n'abandonne pas les vestiges de presque HUIT siècles d'histoire locale quand cette histoire s'inscrit dans la continuité des deux millénaires que connaissent nos régions quelles que soient les perspectives des premières générations d'un troisième millénaire. Ou peut-être en fonction justement de ce que va devenir "une autre civilisation". Ou alors… il faut raser tout Jodoigne pour faire place nette à l'avenir !

II

J'estime tout aussi impératif un autre argument : la laïcité de plus en plus inévitable de l'organisation de nos société contemporai-nes (et que ne prévoit-on pas dans un avenir très proche!) ne peut en aucun cas contraindre chaque individu à être privé des sources qui alimentent "sa" culture. "Une église ouverte" a pris, aujourd'hui, une "signification" qui ne tient plus compte de la rivalité entre croyants et incroyants et son ouverture ne se limite plus à l'étroite particula-rité d'une religion. "L'espace spirituel" pour les prochaines générations, deviendra une nécessité devant les problèmes qui leur seront posés. Euthanasie, fécondation in vitro et culture d'embryons, voire le clonage, le commerce des organes de remplacement, le détricotage de la famille, les problèmes d'emploi, d'intégration des minorités, etc. n'en sont que quelques uns qui les attendent.

III

L'évolution de plusieurs phénomènes sociaux prouvent que sur le plan strictement local, "l'isolement" économique et culturel équivaut à un véritable suicide. Il faut à tout prix valoriser le patrimoine et focaliser l'attention des habitants autant que celle des visiteurs potentiels. Les uns et les autres viendront alimenter l'épanouissement de la communauté. Il ne s'agit pas d'entrer en concurrence avec les grands centres et autres manifestations culturelles mais bien de prendre conscience de la "valeur" même que représente le patrimoine local, comme la Chapelle du Marché p. ex.

IV

Le temps est l'élément le plus déstabili-sant aussi bien pour les sociétés que pour le patrimoine culturel, architectural et artistique, qu'elles laissent derrière elles. Et ce sont finalement des ruines qui deviennent des pôles à ce point attractifs qu'elles sont classées "patrimoine mondial" quand elles ne sont pas tout simplement désignées comme une des "sept merveilles du monde". Il y a là une sorte de "sagesse" dans la résistance à un futur révolutionnaire dans lequel se précipite une humanité dont trop "d'apprentis sorciers" deviennent les mages. Jodoigne, et sa Chapelle n'en sont heureusement pas là ! Mais à plus d'un point de vue l'originalité de leur passé risque bien de disparaître définitivement : la particularité de cette sorte de beffroi surmonté d'une flèche hélicoïdale p.ex. Laisser disparaître un monument qui risque de devenir unique - s'il ne l'est déjà pas - serait inadmissible.

V

Je trouve assez contradictoire l'utilisation que l'on fait de la "façade" de la Chapelle à des fins publicitaires, alors que la rénovation de l'intérieur ne se réalise pas. De même que je trouve parfois dérisoires certains discours que l'on tient pour la "résurrection d'une région" alors qu'on laisse à vau-l'eau ses richesses historiques. Qu'est devenue JODOIGNE LE MARCHE ? Par ailleurs, je trouve rassurant que des "guides" n'hésitent pas à faire entrer dans la Chapelle les groupes qu'ils pilotent et prennent même le soin de demander qu'elle soit ouverte le jour de leur passage à Jodoigne.

VI

Reste un argument qui m'est personnel car j'ai eu la chance de pouvoir visiter des lieux aussi célèbres que Rome, Athènes, Bénarès, Agra et le Taj Mahal, après Paris, après les grands centres touristiques de la Belgique. Ces expériences ont fini par me convaincre - en paraphrasant le Petit Prince de Saint-Exupéry - que si c'est avec les yeux que l'on découvre ce que ces lieux ont d'extraordi-naire, c'est avec le cœur qu'on en conserve toute l'émotion ressentie devant leur beauté.

***

APPRENEZ A REGARDER LA CHAPELLE DE NOTRE-DAME DU MARCHE. Vous découvrirez comme moi qu'à portée de main, si discrète soit-elle, une "âme" vous y attend...